2e Guerre mondiale n°51 : le Cliophage débarque…

2GM 51… mais il n’est pas le seul. Léger retard en cette fin d’année chargée pour vous faire part de la sortie en kiosque du n°51 du magazine 2e Guerre Mondiale dans lequel j’interviens sur un thème dont on m’a fait le plaisir de remarquer l’originalité : l’arme amphibie soviétique de la Seconde guerre mondiale, et plus précisément son emploi pionnier sur les côtes de la Mer Noire entre 1941 et 1943. 

Mais c’est ce numéro tout entier, ou presque, qui est résolument placé sous le signe de la guerre amphibie puisqu’il aborde également le thème, certes plus classique mais suscitant toujours l’intérêt, de la fameuse opération « Otarie », Seelöwe, devant permettre à la Wehrmacht de débarquer sur les côtes de l’Angleterre. Outre l’analyse elle-même, le grand intérêt de l’article de David François réside surtout dans la mise en perspective avec l’opération Overlord en Normandie quatre ans plus tard; en somme de tenter de comparer le succès de la plus complexe opération amphibie alliée avec l’échec, l’avortement (certains diront même le « grand bluff » mais n’entrons pas dans ce débat) de la plus complexe opération amphibie allemande. Bien vu.

Le dossier central du numéro signé Benoît Rondeau n’est pas à proprement parler « amphibie » mais ne s’en éloigne guère. Il aborde la question des  troupes parachutistes allemandes, les fameux Fallschirmjäger, qui en tant que fruits de la Luftwaffe ne le cèdent guère à la Waffen-SS en terme de politisation, et bénéficient peu ou prou de la même aura de « troupe d’élite ». Or, ces paras sont justement concentrés en Normandie pendant la bataille décisive de l’été 1944, face à « l’invasion » si l’on se place dans la perspective Sie Kommen chère à Paul Carrell. Quelle a été leur comportement et leur « performances » ? Nuancés, évidemment. Réponses circonstanciées dans ce dossier.

Tadamichi_KuribayashiA noter que je signe un second petit papier dans ce numéro, sur l’une des rares figures militaires japonaises ayant bénéficié en occident d’un minimum de notoriété récente via les deux long-métrages de Clint Eastwood consacrés à la bataille d’Iwo-Jima : le général Kuribayashi, metteur en scène le plus efficace (oui Stéphane, il ne l’a pas inventée, on est d’accord 😉 ) de la stratégie de « saignement » de l’armée japonaise à la fin de la guerre du Pacifique. Et justement, c’est Stéphane Mantoux qui clôt ce numéro par un bel article sur un thème décidément fort peu traité au regard de sa place dans l’histoire de la Seconde guerre mondiale : l’armée japonaise, et plus précisément sa stratégie et ses tactiques de défense dans le Pacifique (1ère partie).

Si l’on ajoute les nombreuses rubriques variées et pertinentes (dont une mise au point sur les questions mémorielles autour des volontaires étrangers en Espagne, par Stéphane Mantoux), on tient là, une fois encore, un beau numéro, certes plus classique que le précédent, mais original lui-aussi, à sa manière. A découvrir quoi qu’il en soit.

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A propos Cliophage

Historien et Journaliste; Spécialiste d'histoire militaire contemporaine (XIXe - XXe siècle), défense & plus si affinités
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