Est-ce que cacher c’est tromper ? Tromper l’ennemi. L’invention du camouflage moderne, 1914-1918, Cécile Coutin

Camouflage_Cécile_CourtinAutant l’avouer, la question du camouflage militaire ne figurait pas  a priori parmi les thèmes éveillant d’emblée chez moi en tant que tels un intérêt immodéré (encore que les Quaker guns de la guerre de Sécession…)

Non seulement c’est un tort mais de plus, ça, c’était avant…

Sous l’égide des jeunes et prolifiques éditions spécialisées Pierre de Taillac (éditeur entre autres d’une ‘histoire vraie de la « Grosse Bertha » du camarade Christophe Dutrône, qui contribue ici d’ailleurs à l’iconographie) et du ministère de la Défense, Cécile Coutin, archiviste en chef à la BNF (excusez du peu) nous offre une très belle évocation d’un sujet souvent effleuré mais rarement abordé en tant que tel en dehors bien sûr de quelques cercles et publications spécialisés : Tromper l’ennemi, l’invention du camouflage moderne en 1914-1918. (A découvrir et à feuilleter directement sur le site de l’éditeur)

Préfacé par Jean-Charles de Castelbajac,  l’ouvrage est absolument superbe, comme il se doit remarquablement documenté, très abondamment illustré, bourré d’anecdotes (Pour en finir avec la légende des pantalons rouges et des « producteurs de Garance »; Louis Guingot et son caméléon; les projets de Jean-Baptiste Rousselet dont son « retournement de paysage » pour désorienter l’ennemi…).

Aspect important (très), il est  tout à fait accessible au lecteur occasionnel non spécialiste d’histoire militaire. Bref, il s’agit là sans aucunement galvauder le mot d’un véritable ouvrage à la fois de base et de référence pour qui souhaitera se plonger plus avant dans ce (très vaste, si si) sujet du camouflage de guerre et plus précisément de sa genèse française au cours de la Grande guerre. Passionnant.

USS_O'Brien_(DD-51)_1918

Briser les formes : un destroyer (ici américain) en « tenue camouflage » modèle 1918.

Evidemment, il est nécessairement un peu cher (35€) mais il paraît que Noël approchant à très grands pas (si j’en juge tout au moins par l’état d’agitation quasi paroxystique de ma paire de lutins domestiques), c’est là l’occasion ou jamais d’offrir ou de se faire offrir ce très beau cadeau qui figurera  sans rougir dans la bibliothèque de n’importe quel amateur d’histoire, d’art ou d’histoire de l’art. Les « artistes camoufleurs » de la Première guerre mondiale vont quoi qu’il en soit rejoindre la mienne de ce pas, entre Velazquez (parce qu’il le vaut bien) et mes précieux volumes de Valluy.

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A propos Cliophage

Historien et Journaliste; Spécialiste d'histoire militaire contemporaine (XIXe - XXe siècle), défense & plus si affinités
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