Stalingrad Massengrab ? Oui, aussi…

Soixante-dixième anniversaire du coup de tonnerre de Stalingrad oblige, le numéro 21 de Champs de Bataille / Seconde Guerre Mondiale y consacre un dossier de 24 pages, que l’on m’a aimablement demandé de rédiger, et qui est agrémenté de nombreuses photos, profils et cartes.

Il s’agit là – car c’est aussi et à certains égards avant tout le rôle de la presse spécialisée – d’une remise en perspective classiquement stratégico-militaire de l’ensemble de la campagne de l’automne et de l’hiver 1942-43, dont la cité de Stalingrad constitue évidemment le point focal (quand, pourquoi et bien sûr comment ?)  et ce sur un mode complémentaire de l’analyse géopolitique que je fis très récemment dans le numéro 46 de 2e Guerre Mondiale magazine.

Si l’historiographie (relativement) récente a heureusement éclairé ou redécouvert certains aspects significatifs d’un affrontement souvent perçu de façon biaisée selon le prisme triplement déformé des propagandes antagonistes (celle de l’Allemagne nazie – surtout – d’un côté, celles des Occidentaux et des Soviétiques de l’autre), reste que l’enchaînement des évènements entre Don et Volga mérite en soi d’être rappelé  tant l’effet de bascule en est saisissant et de portée – psychologique au moins autant que militaire – absolument considérable sur l’ensemble de la guerre. Les contemporains ne s’y tromperont pas.

Vous trouverez également dans ce numéro outre les rubriques « Faits de guerre » deux articles « tactique » tout à fait complémentaires : Benoît Rondeau livre une analyse comparative des formations blindées américaines et allemandes lors de la bataille des Ardennes tandis que Nicolas Pontic revient sur la genèse des corps mécanisés et blindés soviétiques, illustrant une fois encore (qui a dit parachutistes ?) le caractère tout à la fois pionnier et singulièrement laborieux de l’organisation de l’ « Armée rouge »*

Enfin, poursuivant cette déclinaison d’échelle faisant la richesse du magazine, Alain Chazette nous livre deux études terrain : la présentation de la batterie de Flak Ortelsburg défendant l’estuaire de la Gironde dans la pointe de Grave (rappelons au passage que la poche du Médoc tout comme celle de Royan ne sera libérée qu’en avril 1945 sous l’assaut des forces françaises – Ligne de Front y consacra notamment un bel article il y a quelques années) et un article sur un aspect que je connaissais personnellement très mal : les dispositifs de défense des ports de guerre (mines, filets, ballons captifs…).

Que dire de plus si ce n’est qu’il s’agit là d’un numéro tout à fait riche et éclectique  Pour ce qu’il renferme, chacun jugera évidemment à l’aune de ses propres centres d’intérêt et/ou de son humeur du moment.

* Copyright (c) 1917-1991 pour tous pays occidentaux malgré le changement d’appellation officiel de 1946 en « Armée soviétique » (Sovetskaïa Armia)

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A propos Cliophage

Historien et Journaliste; Spécialiste d'histoire militaire contemporaine (XIXe - XXe siècle), défense & plus si affinités
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4 commentaires pour Stalingrad Massengrab ? Oui, aussi…

  1. Ah, je consulterai cette revue pour notamment y découvrir les articles concernant les défenses portuaires 😉

    • Cliophage dit :

      Filets, mines, ballons captifs, fumigènes et autres Wabo… Sujet très intéressant. Il faut dire que ma culture spécifique en ce domaine se limitait pour l’essentiel à la scène du port de la 7e compagnie au clair de lune. (je sais, j’en rajoute, un peu 🙂 )

      • La 7ème compagnie, c’est une très belle référence cinématographique aussi 😉 C’est peut être ce film qui nous a donné envie d’apprendre l’allemand (j’en rajoute un peu moi aussi). Bonne continuation

  2. J’adore aussi : des trois, c’est même mon préféré.
    Quand j’aurais le temps et les références nécessaires, je ferai d’ailleurs un volet de la chronique cinéma pour l’Alliance Géostratégique sur la trilogie, en forme aussi d’hommage posthume à Pierre Mondy et Pierre Tornade.

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