Interlude : quand l’histoire commence par des regards

Pourquoi est-on sensible à l’histoire ? Pourquoi choisir cette voie ou simplement se plonger par plaisir dans le passé ? Il est autant de réponses que d’individus. L’une des plus fréquentes est une forme de justification : « connaître hier pour comprendre aujourd’hui et anticiper demain. » Soit; Evidemment, de façon « scientifique », objective et non émotionnelle. Bien sûr, re soit.

Et pourtant. J’avoue et assume une part d’émotion. Pour une raison sans doute liée – comme beaucoup – à l’évocation dans mon enfance de temps révolus, de paysages disparus, de costumes étranges aperçus sur une photo ou une peinture, au final d’un inexplicable sentiment de nostalgie par procuration que beaucoup ne comprennent pas et que certains méprisent, l’histoire m’a pris très tôt et avec elle, l’impression lancinante d’apercevoir des fantômes (façon de parler, inutile de chercher le numéro du service d’urgence ou d’appeler Bruce Willis, merci :)).

L’histoire, « mon » histoire, commence par des regards; des regards qui furent, autant que nous sommes, et qui ne sont plus. Memento mori.


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A propos Cliophage

Historien et Journaliste; Spécialiste d'histoire militaire contemporaine (XIXe - XXe siècle), défense & plus si affinités
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3 commentaires pour Interlude : quand l’histoire commence par des regards

  1. Très belles photos !

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